| Projet d’appui à la sécurisation et à la valorisation de l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire (SECORCI2)
Réf : NDICI AFRICA/2024/457-641
TERMES DE RÉFÉRENCE TDR197 SECORCI2 Recrutement d’un Consultant National pour la réalisation d’une étude pour la formalisation de la chaîne commerciale de l’or artisanal et produit à petit échelle
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| Date | Juin 2026 |
| Objet de l’étude | Chaîne de valeur de l’exploitation aurifère artisanale et à petite échelle (EMAPE) |
| Type d’expertise demandée | Spécialiste EMAPE, commercialisation de l’or, Gestionnaire de projet |
| Ligne budgétaire | 6.9.1 |
| Durée de la mission | 30 jours |
| Lieu de la mission | Département de Tengrela et à distance (analyse/rédaction) |
Financé par l’Union européenne
1. CONTEXTE ET JUSTIFICATION
Le Projet d’appui à la sécurisation et à la valorisation de l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire (SECORCI 2) est financé par l’Union européenne. L’objectif du projet est d’appuyer la formalisation et la valorisation de la filière aurifère artisanale afin qu’elle contribue à la création de richesse et d’emplois au niveau local, permettant de prévenir l’extrémisme violent et éviter qu’elle ne soit une source de financement pour les groupes armés terroristes.
Le projet vise 3 résultats :
Résultat 1 : la structuration et la professionnalisation de la filière aurifère artisanale et à petite échelle (EMAPE) permet de canaliser les retombées économiques et d’en faire un véritable levier de développement local.
Résultat 2 : la promotion d’une EMAPE responsable et durable contribue à la diminution des impacts environnementaux et sanitaires de l’orpaillage illégal.
Résultat 3 : le renforcement du maillage territorial et de la gouvernance locale de la sécurité contribue à prévenir les risques de captation des ressources minières aurifères par des groupes criminels.
La présente étude est réalisée dans le cadre du Résultat 1 du projet. La Côte d’Ivoire a vu sa production aurifère passer d’environ 13 tonnes en 2014 à plus de 50 tonnes en 2024, l’EMAPE représentant une part significative mais mal documentée. Bien qu’elle emploie plus d’un million de personnes, la contribution de l’EMAPE à l’économie formelle reste limitée. L’écart entre capacité productive et production déclarée reflète de profondes faiblesses structurelles dans la chaîne de commercialisation : les comptoirs d’achat agréés sont éloignés et administrativement contraignants, tandis que les collecteurs informels offrent une liquidité immédiate avec des exigences documentaires minimales. Le département de Tengrela, à l’extrême nord, concentre une large part de la production artisanale et est particulièrement touché par les flux d’or transfrontaliers vers le Mali et le Burkina Faso.
Pour y répondre, le projet SECORCI 2 a besoin d’une compréhension ancrée dans les faits et fondée sur des preuves de la façon dont l’or circule de la mine au marché dans ce contexte : qui sont les acteurs, ce qui guide leur comportement, où la chaîne formelle se dégrade, et quels changements pratiques pourraient rendre les voies légalisées plus attractives pour les orpailleurs comme pour les intermédiaires.
Pour mener à bien cette étude, le projet SECORCI 2 prévoit le recrutement d’un consultant national qui aura en charge d’assurer l’ancrage institutionnel et local, la coordination opérationnelle des activités ainsi que la collecte des données sur le terrain. Le consultant travaillera en collaboration avec un consultant international recruté séparément, qui sera responsable de la réalisation de l’étude dans son ensemble.
2. OBJECTIFS DE L’ETUDE
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- Objectif général
L’objectif général est de produire une analyse claire et utilisable de la chaîne de valeur de l’or artisanal en Côte d’Ivoire, centrée sur Tengrela, qui permette au projet SECORCI2 et à ses partenaires de concevoir et de mettre en œuvre des interventions de formalisation ciblées.
- Objectifs spécifiques
Les objectifs spécifiques sont :
- Cartographier la structure et les acteurs clés de la chaîne de valeur de l’or artisanal à Tengrela depuis le site d’extraction jusqu’au premier point de vente formel, en documentant les rôles, les relations, la logique des transactions et les prix à chaque étape ;
- Évaluer le rôle actuel et potentiel des coopératives minières de Tengrela dans la chaîne de commercialisation ;
- Identifier les contraintes qui empêchent les opérateurs et acteurs de l’EMAPE et les intermédiaires d’utiliser les circuits de commercialisation formels, notamment les obstacles économiques, logistiques, réglementaires et liés à la gouvernance ;
- Analyser les flux d’or informels et transfrontaliers autour de Tengrela, y compris les structures d’incitation qui les alimentent, et leurs implications pour l’agenda de formalisation ;
- Formuler des recommandations pratiques et hiérarchisées pour aider les autorités et les partenaires techniques et financiers à renforcer la chaîne de valeur formelle, en tenant compte de ce qui est réalisable dans le délai et le mandat du projet.
3. PÉRIMÈTRE ET AXES THÉMATIQUES
L’étude couvre les acteurs et activités de l’EMAPE en Côte d’Ivoire, Tengrela étant le principal site de terrain. Elle doit aborder les dimensions suivantes :
- Cartographie de la Chaîne de Valeur
Le consultant cartographiera la chaîne complète, de l’extraction à Tengrela jusqu’à l’exportation formelle ou informelle. Cela comprend :
- Orpailleurs et groupements miniers, y compris coopératives minières : structure organisationnelle, volumes de production, accès aux équipements et au fonds de roulement, recours au mercure ou à d’autres méthodes de traitement, et pratiques de vente actuelles.
- Acheteurs sur site et acheteurs mobiles (collecteurs) : modalités d’opération, mécanismes de fixation des prix, avances ou arrangements de crédit avec les orpailleurs, et circuits de revente.
- Comptoirs d’achat agréés : leur répartition géographique par rapport aux zones de production, leurs contraintes opérationnelles, leurs prix par rapport aux acheteurs informels, et leurs relations avec les exportateurs.
- Exportateurs et négociants nationaux : exigences légales, procédures d’exportation, volumes, relations avec les intermédiaires en amont et marchés en aval.
- Acteurs étatiques : rôles et capacités de la DGMG, des douanes, de l’administration fiscale et des autres organes concernés dans la régulation et le suivi de la chaîne.
Pour chaque type d’acteur, l’étude cherchera à documenter : la proposition de valeur offerte aux autres participants de la chaîne ; les points de contrôle détenus ; le modèle de financement (y compris les relations d’avance ou de crédit) ; et les marges ou rendements qui motivent leur participation. Les volumes de transactions et les prix doivent être estimés dans la mesure où les données le permettent.
La priorité doit être accordée à la compréhension des mécanismes de transaction, des prix et des relations de financement, plutôt qu’au profilage institutionnel exhaustif.
- Contraintes à la formalisation
L’étude identifiera et analysera les principaux obstacles qui dissuadent les acteurs de l’EMAPE d’utiliser les circuits formels. Ces obstacles peuvent être :
- Économiques : les acheteurs informels offrant des prix nets plus élevés sur site grâce à la rapidité, à des coûts de transaction réduits ou à des paiements anticipés ; les circuits formels exigeant une documentation coûteuse ou longue à obtenir ;
- Logistiques : distance entre les zones de production et les comptoirs d’achat agréés ; coûts de transport et insécurité ;
- Réglementaires et administratifs : complexité des exigences de licence ; perception du poids fiscal ou des redevances ; lacunes dans l’application de la réglementation créant des avantages concurrentiels pour les opérateurs informels ;
- Liés à la gouvernance : présence faible ou irrégulière des autorités de régulation dans les zones de production ; opacité dans la pesée et la tarification de l’or ; faible connaissance des procédures légales parmi les orpailleurs ;
- Sociaux et structurels : liens de dette ou de loyauté entre les orpailleurs et les acheteurs informels ; dimensions de genre affectant les rôles et l’accès des femmes dans la chaîne.
L’analyse devra distinguer entre les contraintes structurelles (difficiles à modifier) et celles qui sont opérationnelles.
- Flux Informels et Transfrontaliers
Compte tenu de la position de Tengrela aux frontières avec le Mali et le Burkina Faso, l’étude analysera les flux d’or transfrontaliers : les routes empruntées, les acteurs impliqués, les différentiels de prix ou autres incitations qui les alimentent, et les implications pour le cadre national de formalisation. L’étude devra distinguer entre différents types d’acheteurs informels et leurs relations avec la chaîne formelle, des négociants locaux partiellement conformes aux intermédiaires du marché gris, tout en restant réaliste quant aux limites des données dans ce domaine. L’analyse s’appuiera sur des preuves indirectes et les perspectives des parties prenantes, et ne cherchera pas à investiguer directement les réseaux illicites.
- Recommandations
Sur la base des résultats, le consultant formulera des recommandations opérationnelles à l’attention de Coginta / des partenaires techniques et financiers et des autorités. Les recommandations devront être clairement hiérarchisées, réalistes dans leur portée, et liées à des contraintes ou opportunités spécifiques identifiées dans l’analyse. Elles pourront porter sur : l’amélioration de l’attractivité commerciale et de l’accessibilité de la chaîne formelle ; le renforcement de l’application de la réglementation de manière ciblée et proportionnée ; le renforcement des capacités des coopératives ou des groupements de producteurs ; et le soutien à l’introduction de mécanismes de traçabilité ou de diligence raisonnable là où cela est pertinent au contexte ivoirien.
4. MÉTHODOLOGIE
L’étude combinera une revue documentaire et une collecte de données primaires structurée. L’approche suivante est attendue, même si le consultant pourra proposer des ajustements dans la note d’inception.
- Revue documentaire
Le consultant examinera la littérature existante, les textes légaux et réglementaires, la documentation du projet et toutes les données disponibles sur la production et la commercialisation de l’or en Côte d’Ivoire. Cela devra notamment comprendre : le Code minier et ses textes d’application ; les documents opérationnels de la DGMG et du MMPE ; les données de référence existantes détenues par SECORCI 2 ; et les analyses régionales pertinentes sur la commercialisation de l’or de l’EMAPE en Afrique de l’Ouest.
- Recherche de données de terrain à Tengrela
La collecte de données primaires se déroulera dans le département de Tengrela. Le consultant mènera des entretiens semi-directifs et, dans la mesure du possible, des discussions de groupe avec des informateurs clés issus des groupes suivants :
- Orpailleurs et travailleurs sur site minier, y compris les femmes actives dans la chaîne ;
- Structures coopératives et leurs dirigeants ;
- Acheteurs d’or sur site et mobiles (collecteurs) ;
- Comptoirs d’achat agréés opérant dans la zone ou s’y approvisionnant ;
- Exportateurs agréés et négociants basés à Abidjan ayant une exposition à l’approvisionnement de Tengrela ;
- Autorités administratives locales et services de sécurité ;
- Représentants de la DGMG, des douanes et de l’administration fiscale ;
- Organisations de la société civile actives dans le secteur EMAPE.
Les entretiens devront s’appuyer sur des guides structurés préparés durant la phase de démarrage et validés par Coginta. Le consultant sera appuyé par l’équipe de terrain du projet SECORCI 2 pour faciliter l’accès et la logistique. Tous les entretiens devront être conduits avec le consentement éclairé des personnes interrogées et des protections de confidentialité appropriées, notamment pour les sujets sensibles liés aux flux informels.
- Analyse
L’analyse synthétisera les enseignements de la revue documentaire et du travail de terrain pour produire : une carte (organigramme) de la chaîne de valeur illustrant les acteurs, les flux, la logique des transactions et les prix ; une analyse structurée des contraintes et de leurs causes profondes ; et un ensemble de recommandations hiérarchisées. Le consultant devra utiliser un cadre analytique clair, tel qu’un tableau de cartographie des acteurs distinguant rôles, incitations et points de contrôle à chaque étape de la chaîne, et présenter les résultats de façon accessible à un public non spécialiste.
Lorsque les données sont incomplètes ou incertaines, le rapport devra l’indiquer clairement. L’étude n’est pas censée produire des estimations quantitatives de production ; elle devra privilégier une analyse qualitative ancrée dans les données de terrain. Les résultats devront être triangulés à partir d’au moins deux sources indépendantes dans la mesure du possible (par exemple orpailleurs, acheteurs et autorités) afin d’en assurer la robustesse.
5. LIVRABLE ET CALENDRIER
La mission doit être achevée dans un délai de 30 jours ouvrés à compter de la signature du contrat. Les livrables suivants sont requis :
| Livrable | Description | Échéance |
| Note de démarrage | Méthodologie, outils, guide d’entretien, plan de travail | Jour 5 |
| Rapport Préliminaire | Résultats préliminaires couvrant la cartographie de la chaîne, les acteurs, les contraintes et les flux informels | Jour 20 |
| Atelier de Validation | Présentation des principaux résultats à l’équipe SECORCI2 et aux parties prenantes sélectionnées | Jour 25 |
| Rapport Final | Rapport complet révisé intégrant les retours, avec recommandations | Jour 30 |
Spécifications des Livrables
Note d’Inception (Jour 5) : Document concis (10 pages maximum) présentant la méthodologie proposée par le consultant, le guide d’entretien, la liste des informateurs clés à contacter et le plan de travail avec les dates. Ce document doit être approuvé par Coginta avant le début du travail de terrain.
Rapport Préliminaire (Jour 20) : Projet de rapport substantiel couvrant l’ensemble des volets de l’étude : carte de la chaîne de valeur, analyse des acteurs, analyse des contraintes, flux transfrontaliers et recommandations préliminaires. Coginta fournira des commentaires écrits dans un délai de trois jours ouvrés.
Atelier de Validation (Jour 25) : Présentation d’une demi-journée en présentiel ou en format hybride des principaux résultats à l’équipe projet SECORCI2 et à un groupe restreint de parties prenantes sélectionnées (dont des acteurs de l’EMAPE et la DGMG). Le consultant animera les échanges et notera les observations en vue de les intégrer dans le rapport final.
Rapport Final (Jour 30) : Rapport final révisé (40 pages maximum hors annexes), intégrant l’ensemble des retours de Coginta et de l’atelier de validation. Le rapport devra inclure un résumé exécutif de moins de trois pages et une matrice de recommandations autonome. Une annexe pourra comprendre des comptes rendus d’entretiens, des tableaux de données ou des informations complémentaires selon les besoins. Le rapport sera accompagné d’un schéma visuel de la chaîne de valeur (1 à 2 pages) illustrant les acteurs, les flux et les points de décision.
6. RÔLES DU CONSULTANT NATIONAL
Placé sous la supervision du consultant international, le consultant national aura pour rôle principal d’assurer la coordination opérationnelle de l’étude et d’organiser les missions de terrain tout en favorisant les consultations et la liaison avec les autorités nationales et locales.
A ce titre, il sera chargé notamment de :
- Superviser la collecte des données auprès des différents acteurs de la chaîne (orpailleurs, coopératives, collecteurs, comptoir et administrations) et faciliter l’accès aux sites et aux parties prenantes ;
- Superviser la cartographie de la chaîne complète, de l’extraction à Tengrela jusqu’à l’exportation formelle ou informelle
- Consolider les informations relatives à l’organisation des acteurs, aux pratiques de commercialisation ;
- Organiser les consultations avec les parties prenantes (acheteurs et collecteurs) ;
- Faciliter les échanges avec les bureaux d’achat agrée, exportateurs et négociants nationaux ;
- Assurer la coordination avec les institutions publiques concernées (DGMG, douanes, autorités locales et services déconcentrés) ;
- Identifier et analyser les mécanismes locaux de financement, de préfinancement et les relations de dépendance économique entre les acteurs ;
- Recueillir les perceptions des parties prenantes sur les contraintes économique, sociales, logistiques et administratives liés à la formalisation ;
- Collecter les informations relatives à l’application des règlementations, aux pratiques administratives et aux difficultés rencontrés sur le terrain ;
- Contribuer à l’élaboration de recommandations adaptées au contexte ivoirien et aux capacités des acteurs nationaux.
7. EXPERTISE ET PROFIL DEMANDÉS
Cet appel à candidature s’adresse aux consultants nationaux. Le profil attendu pour ce poste est le suivant :
Formation académique et qualifications
Être titulaire d’un diplôme universitaire de niveau minimum Bac+5, master ou ingénieur en gestion des ressources naturelles, économie, mines, économie minière, droit ou sciences sociales.
Expérience professionnelle
Le consultant devra justifier d’un minimum de dix (10) années d’expérience professionnelle avérées dans le domaine des industries extractives, et d’une expérience avérée dans la conduite d’études ou projets liés aux filières extractives ou artisanales.
Le consultant devra justifier des compétences techniques suivantes :
- Disposer d’une très bonne connaissance du secteur aurifère artisanal et à petite échelle (EMAPE) et du cadre institutionnel national et en Afrique ;
- Démontrer une connaissance des enjeux et défis liés à la chaine d’approvisionnement de l’or;
- Avoir une expérience avérée en coordination multi-acteurs et animation d’ateliers ;
- Planifier les activités et répartir les responsabilités entre les membres d’une équipe ;
- Avoir une bonne maitrise des outils de planification, gestion, pilotage stratégique et opérationnel ;
- Maîtriser l’approche genre.
Outre les domaines d’expertise susmentionnés, le consultant devra avoir des compétences transversales suivantes :
- Avoir une bonne capacité de leadership ;
- Faire preuve d’une capacité de conception et d’organisation ;
- Être dynamique et avoir l’esprit d’initiative et une capacité d’analyse, de synthèse, d’écoute, de communication ;
- Avoir une bonne condition physique permettant de participer à des missions de terrain ;
- Présenter une bonne aptitude à travailler en équipe et à animer une équipe pluridisciplinaire de haut niveau ;
- Faire preuve d’éthique et de transparence favorisant une bonne gouvernance ;
- Maitriser la langue française et avoir une bonne capacité rédactionnelle et de communication ;
- Maîtriser les outils informatiques (Word, Excel, Power Point, Access, Internet, etc.).
8. CANDIDATURE
Le consultant transmettra une offre technique et financière au projet SECORCI2 via le roster de Coginta : https://coginta.odoo.com/fr_FR/jobs/roster-7 au plus tard le 19 juin 2026 à 17h00. Au niveau de Coginta, nous aurons un interlocuteur :
- Hippolyte SIB, Chef de Projet SECORCI-2
- Téléphone : (+225) 0748435347
- Courriel : sib@coginta.org
Une réunion de lancement se tiendra après la notification du contrat. Une coordination étroite avec l’équipe de projet SECORCI 2 devra être mise en place dès la préparation de la mission et jusqu’à sa finalisation.
ANNEXE : QUESTIONS INDICATIVES PAR TYPE D’ACTEUR
Les questions indicatives ci-dessous sont destinées à guider la préparation des entretiens. Elles ne sont pas exhaustives ; le consultant les affinera et les adaptera dans la note de démarrage.
Orpailleurs et Groupements Miniers
- Comment vendez-vous votre or ? À qui, et pourquoi cet acheteur plutôt qu’un autre ?
- Quel prix recevez-vous, et comment est-il déterminé ? Connaissez-vous le cours international de l’or ?
- Avez-vous déjà vendu par l’intermédiaire d’un comptoir d’achat agréé ou d’une coopérative ? Si non, pourquoi ?
- Recevez-vous des avances ou des crédits de la part des acheteurs ? À quelles conditions ?
- Quels sont les principaux coûts et difficultés auxquels vous êtes confrontés pour opérer dans le secteur formel ?
- Des femmes participent-elles à l’achat ou au traitement de l’or sur votre site ? Quels rôles jouent-elles ?
Acheteurs sur Site et Acheteurs Mobiles (Collecteurs)
- Comment vous approvisionnez-vous en or ? Auprès de combien d’orpailleurs ou de sites ? Pour quels volumes, approximativement ?
- Comment fixez-vous le prix proposé aux orpailleurs ? Quelle est votre marge ?
- Accordez-vous des avances aux orpailleurs ? À quelles conditions, et comment les récupérez-vous ?
- Où vendez-vous l’or collecté ? À des négociants agréés, des exportateurs, ou à d’autres acheteurs ?
- Que faudrait-il changer pour que vous opériez de façon plus formelle ?
Comptoirs d’Achat Agréés et Exportateurs
- Quelles sont vos principales sources d’approvisionnement ? Êtes-vous en mesure de vous approvisionner à Tengrela ? Quelles sont les contraintes ?
- Comment concurrencez-vous les acheteurs informels sur le prix et la rapidité ?
- Quels documents exigez-vous des vendeurs ? Cela constitue-t-il un obstacle en pratique ?
- Quelles sont les principales contraintes administratives ou réglementaires auxquelles vous faites face ?
- Quelle proportion de l’or que vous exportez pouvez-vous retracer jusqu’à des sites de production spécifiques ?
Acteurs Étatiques (DGMG, Douanes, Fiscalité, Administration Locale)
- Comment assurez-vous le suivi de la production et de la commercialisation de l’or à Tengrela ? De quelles données disposez-vous ?
- Quelles sont les principales faiblesses ou lacunes du cadre réglementaire actuel ?
- Comment les flux transfrontaliers affectent-ils votre action ? De quels outils disposez-vous pour y faire face ?
- Quels changements permettraient d’améliorer le plus la conformité des opérateurs et intermédiaires de l’EMAPE.
🚨 ATTENTION AUX ARNAQUES !
Ne payez jamais pour obtenir un emploi.
ProJobivoire ne demande jamais d'argent aux candidats.
- Total d'offre(s) 4 Offres
- Secteur d'activité Informatique
- Région Yamoussoukro
